Archive for décembre 2009

African News: Dossier Françafrique: Algérie.

16 décembre 2009

REPERES: République Algérienne démocratique et populaire.

Evian, 1962, la délégation algérienne

CAPITALE: Alger. Superficie: 2 381 741 km2. Population: 32 160 000 hab. Langues: Arabe(officiel). Tamazight(langue nationale depuis le 8 avril 2002). Français(2em pays francophone au monde). Monnaie: dinar.  Nature de l’Etat: République unitaire, l’Islam est religion d’Etat. Nature du régime: présidentiel, l’armée et les services de renseignements(DRS) jouent un rôle prépondérant. Chef de l’Etat: Abdelaziz Bouteflika, depuis le 15 avril 1999. PIB/Hab(produit interieur brut par habitant): 5900 dollars.  IDH(indice de développement humain): 0, 704. (108e).

IMPORTANT: Seul Etat Africain à posséder sur un sol étranger, en l’occurence la France, un important contingent policier chargé de renseignement et d’infiltration.

Au jour de l’indépendance Algérienne, le 5 juillet 1962, le pouvoir politique était encore entre les mains du GPRA(gouvernement provisoire de la république Algérienne) composé de politiques et d’intellectuels(dont Frantz Fanon) chargé notamment de négocier auprés du gouvernement colonial les accords d’Evian( sous les auspices de la Suisse) débouchant sur la déclaration de cessez- le – feu en premier lieu le 19 mars 1962, puis sur le principe d’un référendum aboutissant à l’indépendance de L’Algérie en date du 3 juillet 1962(le 5 juillet étant la date symbolique choisie afin de coincider avec le 5 juillet 1830 qui a vu l’armés française débarquer sur les plages de sidi-fredj).

Rapidement le pouvoir se trouve de fait confisqué par deux entités parfois concurrentes, souvent complémentaires: la Sécurité militaire(SM, puis DRS au lendemain des manifestations d’octobre 1988 ayant conduit au multipartisme) et une junte d’officiers connue sous la dénomination d’armée des frontières( ou le clan d’Oujda). Depuis lors et aprés avoir éliminé  le GPRA, les deux entités opaques contrôlent en sous main, avec souvent un alibi civil, le pays  avant de prendre le pouvoir par un coup de force en 1992 suite à la victoire électorale du Front Islamique du Salut lors des législatives du 26 décembre 1991.


La parenthèse funeste qui s’ouvre alors verra l’Algérie sombrer dans une guerre civile que les Algériens  qualifieront de  « guerre contre les civils » qui fera prés de 200 000 morts et de 13 à 20 000 disparus sans compter les innombrables torturés. Vérrouillant le système politique et social afin de préserver un Etat organisé autour des commissions et rétrocommissions prélevées sur les contrats relevant du commerce extérieur(avec la complicité de la France, premier partenaire économique) la junte militaire ne recule devant rien pour faire régner la terreur, et  taire les revendications  citoyennes de la societé civile Algérienne, extremement dynamique et organisée autour d’un noyeau d’associations, syndicats libres segmentés en organisations professionelles sectorielles, universitaires et corps enseignants et dernierement l’apparition d’une scène Hip Hop(rapeurs, slameurs) revendicatrice et trés agressive, sans compter les journalistes et la presse Algérienne ayant fini de payer la liberté d’expression au prix du sang versé durant la décenie passée. Cette junte  militaire mafieuse n’hésite pas à instrumentaliser la violence à son profit en infiltrant des Groupes islamiques armés et fonde même des vrais-faux GIA (comme cela s’est avéré avec l’affaire des moines de Tiberhine en 1996 et dans certains meurtres de journalistes attribués aux islamistes) afin de continuer à bénéficier du soutien français et plus récement américain dans sa « lutte » contre le « terrorisme ».

La manipulation de la violence islamiste n’a pa échappé au services secrets français  qui ont informé en temps réels leurs autorités politiques mais ces dernieres tout comme la DST  sont beaucoup trop liées  au régime Algérien pour pouvoir se permettre un quelconque écart de la ligne suivie depuis des lustres ni une distanciation vis à vis de l’Etat Nord Africain qui lui est devenu utile voire indispensable dans sa propre lutte contre l’islamisme ainsi que la problématique migratoire.

C’est ainsi en France que sont annihilés les efforts de mise en place de commissions d’enquêtes internationales sur les manipualtions de la violence par le pouvoir Algérien, et ce aprés infiltrations et détournements de comités de soutien à la démocratie en Algérie, accusations malveillantes et culture de l’opprobre envers d’ex reponsables politiques Algériens pourtant connus pour leur rectitude et intègrité. Jack Lang lui même a conclu aprés un voyage à Alger que de telles commissions d’enquêtes chargées de faire la lumière sur de probables manipulations de la violence étaient inutiles.

Par ailleurs, Bouteflika devant l’inquiétude palpable de la hiérarchie militaire  qui l’a ramené au pouvoir en 1999 s’est « obligé » à conclure un accord (fin 2003) lequel s’est materialisé par une loi d’amnistie générale (ordonnance numero 06-01 de 2006, art 44,45,46) laquelle accorde l’impunité aux auteurs d’exécutions illégales, de disparitions forcées, d’actes de torture et de mauvais traitements commis durant le conflit armé durant les années 1990.

La France continuant pour ainsi dire à soutenir un régime « démocratique » dont les points cardinaux sont la corruption érigée en système, la fraude éléctorale comme méthode de gouvernance et un appareil répressif  trés « sophistiqué » en guise de réponse aux revendications sociales et politiques. Cette même France sachant mais n’osant pas s’attaquer aux dérives mafieuses d’un régime, lesquelles il est vrai profitent à des bénéficiaires « souterrains » et « anonymes » célèbres, à Alger et à Paris.  Fodil Belhadj.

SOURCES:  Regards Africains été-automne 2003. no 49. Regaf  l’agenda-avril 2004(no 111).

Algéria Watch(www.algeria-watch.org)

Françalgérie, crimes et mensonges d’Etat. L. Aggoun, J-B Rivoire. Ed. la découverte, 2004.

Les dictateurs amis de la france!?(www.survie-france.org)

Lettre Ouverte à l’Usine de la part de Nathalie. Une voisine qui lui veut du bien.

16 décembre 2009

L'Usine, Genève

L'Usine, Genève, photo Allert, cc

Par une nuit froide de décembre, le dimanche 6 exactement qui concluait la 16 eme  édition de l’uzinécézamis. Incluant des spectacles en représentation unique sans aucun moyen de les revoir (ce qui en fait tout le charme). Et aprés les performances de Gréta Gratos- dans un tribute to Bashung qui m’a laissé pantois- mais que vous ne verrez jamais car cet hommage n’était pas à vendre. Aprés bien d’autres mélant art lyrique,théâtre,danse,rock et films courts. Une magnifique jeune femme répondant au doux prénom de Nathalie se mua en poésie sonore dans une déclamation d’amour à l’espace culturel auto-géré, par un texte intitulé : Lettre Ouverte à l’Usine.(Dont voici la teneur).

Dpuis ma fenêtre, je la vois tous les jours ….

Quand le soleil l’éclaire elle est belle, et quand la pluie s’agite, elle est toujours gracieuse, avec sa verrue grise, luisante…Sur le toit.

Au début elle m’impressionnait….Sa grandeur, ses hauts plafonds, ses baies vitrées avec tous ces gens qui se baladent….Ses ateliers d’artistes….Minimalistes pour les uns, bordéliques pour les autres.

Tout ça m’intriguait et m’amusait.

Puis finalement, j’ai pénétré l’insondable bloc!…..J’y suis rentrée par la petite porte. La petite porte du théâtre, j’y’ai suivi un cours et j’y’suis restée. Depuis mon optique a completement changé, et je comprends enfin ce qui vous attire autant chez elle!

Son effervescence, sa générosité, sa joie.

Alors ce soir je lui souhaite un bon anniversaire à ma chère Usine. Je suis certaine que dans 20 ans elle aura toujours le plus bel âge, 20 ans.

Une voisine qui vous aime…..

Nathalie.