MAUX À MOTS

Slam à quatre mains du Poète Oranais Sofiane Belbouri et du Slameur Algérien Fodil Belhadj.
Séparés par une distance de 20 ans d’exil, les deux frères de Miramar et de la cité Petit  ont trouvé le moyen via leur tapis volant cérébral de nous écrire ceci : 

Tes mots m’ont poussé à les triturer les chouchouter
Afin de te les embellir
Pour qu’à l’abri de nos chemins de traverse
Un beau jour à midi ou par une soirée fraiche, aux Andalouses vers minuit
Puis-je m’accroupir auprès de toi ? Afin que je puisse enfin tout te dire
Que je puisse tout te raconter te narrer, synonymes d’Ulysse et de ses voyages (t’en rappelles-tu ?)
vouloir pouvoir terrasser tous les Cyclope de la terre, en ton souvenir

Ton aval sur ma vie dans ma tête, sera bien à l’évidence aux rendez-vous des arcades
Rue d’Arzew sûr que Larbi Benmhidi  sera notre point de mire

Viens voir et prends garde que la cible empoisonnée par mégarde
Doit-elle s’élire ?
Car atteinte, ce sera sur la pointe des pieds que mon cœur partira car, ici  vois-tu c’est mon ame ma vie et mes amours qui se déchirent
Victoire criera l’heureux gagnant par lequel tu ne seras qu’un moyen modique butin médiocre de plaisir

Dis-moi frapperas-tu mon nom et prénoms incandescents, d’une simple écorchée dite rature ?
Radiant de ta mémoire toute trace évanescente de mon furtif et si …Sublime souvenir !

Stop là ! Car je ne me ressens aucunement assez mûr pour l’ouïr te dire
Car à quoi donc, s’en tenir si l’on doute de l’éminence ?
À quoi bon se prémunir, si l’érosion sur nos êtres et nos corps, est le sommet à atteindre ?
À combien doit-on faire allégeance, pour trouver l’orée de nos plaisirs ?
À qui même l’errance ne parait être digne, qu’escortée de sa compagne nonchalante ?
À cause du bien ou du mal sacrifie-t-on la jouvence éternelle à jamais, et en permanence ?
À coup franc ou bas éteint-on l’étincelle si brillante sur la rétine de ma belle bouri, ingénieuse ?

À quand nuisance et violence cesseront-elles de se prévaloir comme sentier, à nos délivrances
À quel hymne fait-on tenter puis tinter aux tintamarres des tambours en résonance ?

Basta ! Place nette aux percussions du silence !

Sofiane Belbouri. Poète Oranais. RCGO (Rawaât el Chiir el Gharbi el Ouahrani)

Et Fodil Belhadj. Slameur. TAG ( Théâtre Algérien de Genève)

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